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Chronique du jour par El Modou GUEYE

Désordre à Touba : La république artisan de sa propre destruction
Quand les passe droits et les polices parallèles légalisées s’érigent en principe législatif à Touba. Il y a lieu, à défaut d’arrêter le temps, de marquer au moins un temps d’arrêt pour réfléchir. Une police républicaine dont le professionnalisme ne fait point l’ombre d’un doute, a-t-elle le droit de courber l’échine devant une autorité fut-elle religieuse au point de sacrifier la vie d’honnêtes gens qui travaillent à la sueur de leur front et qui ont le seul tort d’être à la mauvaise place au mauvais moment ? Senghor ne disait-il pas qu’il préfère la vie d’honnêtes citoyens à celle de citoyens malhonnêtes et protégés.
Rappelons pour ceux qui ne le savent pas, qu’une colère mal maitrisée et mal dirigée peu mener à des actes de violences physiques et créer un climat de violence psychologique. La police censée défendre la république sous toutes ses composantes a-t-elle le droit d’accepter de recevoir des ordres fut-elle de l’autorité religieuse qui semble lui imposer une police qui ne maitrise pas les techniques d’intervention et de maintien de l’ordre.
Le terme de collaboration a été tellement galvaudé qu’elle a perdu toute son importance à Touba entre la police parallèle où police religieuse et la police d’état. La collaboration dans le vrai sens du terme est, et doit rester une valeur, un objectif à atteindre, une compétence dont chaque partie doit respecter les termes de références.
Ce n’est pas le cas dans la ville de Touba où personne ne sait qui est qui, qui fait quoi ?
Peut-on admettre dans une république un peu organisée que des locaux de la police servent de lieux de tortures contre d’honnêtes citoyens qu’elle a l’obligation de protéger. La réponse est assurément Non !
Peut-on admettre que des locaux de la police servent de lieu de dépôt d’arsenal de torture comme des gourdins, des cravaches, et des lanières que les tortionnaires utilisent devant ceux qui doivent les rappeler à l’ordre.
A défaut d’arrêter le temps marquons au moins un temps d’arrêt !
Rappelez par ricochet qu’un état de droit n’est rien d’autre qu’un état dans lequel le droit prime sur la force afin de maintenir la cohésion sociale et éviter à la république de développer une jungle et subir les conséquences de la loi du plus fort.
Le jour où cette situation se produira, ce ne sera pas seulement la fin de l’autorité républicaine, mais l’autorité religieuse disparaitra également et perdra tous ses privilèges.
Rappelons pour ceux qui ne savaient pas que la violence institutionnalisée est exclusivement réservée à l’état qui en use qu’en cas d’extrême nécessité. Il est temps qu’il prenne son courage à deux mains pour mettre fin aux dérives des milices et polices parallèles de Touba dont les populations n’arrivent plus à les distinguer avec nos vaillantes forces de sécurités que nous félicitons au passage pour leur professionnalisme et leur sens du devoir.
A défaut d’arrêter le temps marquons au moins un temps d’arrêt !
Pour conclure il urge alors, de déshabiller au plus vite la police parallèle dont certains éléments porte des uniformes de la police, des menottes, des bombes neutralisant et même des armes à feu. Si l’état continue de fermer les yeux pour sauvegarder des voix et entretenir une clientèle politique de moins en moins écoutée et suivie dans certaines de ses instructions. Il fonce droit vers sa propre déstabilisation.
A bon entendeur Salut !

El Modou GUEYE Journaliste à Touba Mbacké.

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